Sfax

Sfax était gagnée sur la mer. Les paquebots passaient lentement au bout de l’avenue
Henri IV. Les oiseaux migrateurs effleuraient en cette saison une plage boueuse avant de rebondir vers d’autres terres, plus au sud encore. La mer de toute part entrait dans la ville, surgissait brusquement au détour d’une rue ou au bout d’un terrain vague par
un jeu compliqué de jetées, de quais, de bassins et de presqu’îles artificielles. C’était un matin. Une lueur orange baignait la ville. Je la vis arriver dans un halo de lumière et de poussière. Elle marchait vite. Je courus vers elle et la rejoignis entre le square Paul Bourde et l’hôtel des Oliviers. Elle avait enfilé à la hâte un manteau d’astrakan sur sa blouse tâchée d’huile et de farine. Ses longs cheveux noirs étaient négligemment retenus par deux peignes incrustés de nacre.
« M’ma ! »

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