« Alif production » Mohamed Charbagi

Mohamed_Charbagi

Mohamed Charbagi est le producteur des « Juifs de Tunisie ». Fallait-il appeler le film « Juifs de… » ou « Juifs en… ». La nuance avait son importance. J’ai choisi « de ».
Il a produit un film étonnant sur «Albert Samama-Chikli» , un cinéaste tunisien des années vingt a qui les frères Lumière ont donné la première camera.

Il a été assistant d’Orson Wells, il aime la cuisine libanaise et on discute régulièrement autour d’un mezze et d’une bouteille d’arak de comment on va se débrouiller pour sortir ce film. « Les Juifs de Tunisie » est le premier film qu’il n’arrive pas a produir. Il a accepte que je me lance dans un « crowdfunding », ce qui n’est pas courant pour un producteur.

À partir de 1962, il est membre de l’Association des jeunes cinéastes tunisiens. Il y rencontre Tahar Cheriaa, le père du cinéma tunisien.

En 1968, Mohamed Charbagi part étudier le cinéma à Paris. Il écrit et réalise notamment « La Calligraphie arabe », en collaboration avec Abdelwahab Meddeb3 ; il écrit et réalise ensuite un film sur l’Érythrée.

De 1989 à 1995, il est responsable au sein du groupe Epand des collections « Racines » et « Côté Sud ». À propos de « Racines », Mohamed Charbagi témoigne ainsi : « Racines se veut une réflexion, à travers l’histoire, sur l’enrichissement culturel et le dialogue entre les peuples ». Il y produit également « Miroirs de Tunis » de Raoul Ruiz.

En 1981, Mohamed Charbagi crée « Alif Productions » et produit des documentaires sur le patrimoine culturel méditerranéen, l’histoire, les arts vivants ; ceux-ci, comme « Les Beys de Tunis, une monarchie dans la tourmente coloniale » de Mahmoud Ben Mahmoud, « Méditerranée, miroirs du monde » de Jean-Denis Bonan et « Tunisie, histoires de femmes » de Feriel Ben Mahmoud10, « Mouss et Hakim » de Samia Chala et Thierry Leclère ou encore « Stéphane Braunschweig, scènes croisées » de Mustapha Hasnaoui, sont diffusés sur les chaînes hertziennes et du câble françaises, ainsi que sur des chaînes du Maghreb. Il co-produit également le long métrage « Le Professeur de Ben Mahmoud » en 1977.

Membre fondateur et vice-président de l’Association des producteurs indépendants de la Méditerranée, Mohamed Charbagi s’attache à la collaboration Nord-Sud, et coproduit certains de ses films à l’international11.

Filmographie[modifier | modifier le code]
Réalisateur[modifier | modifier le code]
1974 : Petite histoire d’œufs, objets animés, 12 min
1977 : Somaa, documentaire, 52 min
1979 : Pour l’Érythrée, documentaire, 70 min
1985 : Cinécalligramme ou La Calligraphie arabe, documentaire, 30 min
Alif Productions (1982-1986)[modifier | modifier le code]
La Mosquée de Kairouan, 1982, documentaire, 26 min
La prière est le pilier de l’islam, 1983, documentaire, 48 min
De Marrakech à Grenade, les Almohades, 1984, documentaire, 26 min
Cinécalligramme ou La Calligraphie arabe, 1985, documentaire, 30 min
Anabase Productions (groupe Expand)[modifier | modifier le code]
Racines, 1989-1992, série documentaires, 40 x 26 min
Rencontres, 1991, magazine, 10 x 58 min
Peter Brook, 1992
Miroirs de Tunis de Raoul Ruiz, 1993, documentaire, 52 min
Alif Productions (depuis 1995)[modifier | modifier le code]
Albert Samama-Chikli de Mahmoud Ben Mahmoud, 1996, documentaire, 30 min
140 000 Chinois pour la Grande Guerre d’Olivier Guiton, Véronique Izambard et Gilles Sionnet, 1997, documentaire, 52 min
Méditerranée, miroirs du monde de Jean-Denis Bonan, 1997, documentaire, 52 min
Trois cas d’école de Michèle Bourgeot, 1999, documentaire, 52 min
Algérie, entre douleurs et liberté de Saïd Nanache, 2001, documentaire, 52 min
Quatre Maliens pour une coupe d’Afrique de Patrick Le Gall, 2002, documentaire, 52 min
Sangatte, ville ouverte de Grégory Laville, 2002, documentaire, 52 min
Elektra, fragments d’une mise en scène de Mustapha Hasnaoui, 2002, documentaire, 52 min
La Séparation de Natacha Defontaine, 2002, documentaire, 52 min
Stéphane Braunschweig, scènes croisées de Mustapha Hasnaoui, 2003, documentaire, 52 min
Fadhel Jaïbi, un théâtre en liberté de Mahmoud Ben Mahmoud, 2003, documentaire, 52 min
Calais, ville d’errance de Grégory Laville, 2003, documentaire, 52 min
Les Filles du ring de Théodore Robichet, 2003, documentaire, 52 min
Le Bois qui chante de Jean-Claude Morin, 2004, documentaire, 52 min
Retour à Guitera de Natacha Defontaine, 2004, documentaire, 52 min
La Deuxième femme de Caroline Pochon, 2004, documentaire, 52 min
Liban, réconciliations d’après-guerre de Olivier Doat et Aïda Kanafani-Zahar, 2004, documentaire, 52 min
Tunisie, histoire de femmes de Feriel Ben Mahmoud, 2006, documentaire, 52 min
L’Inde en vitrine de Natacha Defontaine, 2006, documentaire, 52 min
Les Beys de Tunis, une monarchie dans la tourmente coloniale de Mahmoud Ben Mahmoud, 2007, documentaire, 52 min
À l’école de l’astrolabe de Naïma Lefkir-Laffitte, 2008, documentaire, 52 min
Portraits d’actrices de Natacha Defontaine, 2010, documentaire, 52 min
Nizwa, dans le sillage de Henry de Monfreid de Vincent Dumesnil, 2010, documentaire, 52 min
Mouss et Hakim, Origines contrôlées de Samia Chala et Thierry Leclère, 2011, documentaire, 52 min
Le Professeur de Mahmoud Ben Mahmoud, 2012, co-production avec Familia Production, fiction, 90 min
Mélodies de l’exil de Mustapha Hasnaoui et Mahmoud Ben Mahmoud, 2013, documentaire, 52 min

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